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Notre baromètre de la mobilité: des chiffres parlants qui contredisent ceux de Bruxelles Mobilité!



Cette enquête porte sur la mobilité dans la Région de Bruxelles-Capitale. Elle s’est déroulée du 11/7/22 au 11/9/22 en ligne (CAWI). 1636 personnes ont participé à l’enquête, 76,4% d’habitants de Bruxelles et 23,6% pour le reste de la Belgique. Une synthèse vous est proposée ci-dessous. Mais il vous est évidemment loisible de télécharger le rapport complet ici:

Rapport BM V1B
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Mauto Défense joue la transparence en ne vous cachant aucun chiffre, et en vous donnant toutes les questions, toutes les réponses, les données sociologiques et la marge d'erreur.

Nous rappelons également que nous sommes pour une amélioration de la mobilité et de la sécurité routière, mais que nous contestons la manière dont les autorités imposent leurs diktats en la matière, en méprisant l'opinion d'une très large majorité les usagers.


SYNTHESE


Pour une très grande majorité de 85,2% des utilisateurs des voiries de la Région la mobilité dans la Région de Bruxelles est insatisfaisante ou très insatisfaisante. En outre, pour une très grande majorité de 81,0% des utilisateurs des voiries de la Région la mobilité dans la Région de Bruxelles s’est détériorée ou fortement détériorée ces 6 derniers mois.


Il n’y a aucune différence statistiquement significative entre hommes et femmes concernant l’opinion sur la satisfaction de la mobilité dans la Région. On avait pourtant lu dans le Vif (15-11-2022) une carte blanche qui disait ceci: "Dans le plan Good Move, Bianca Debaets (CD&V), Ans Persoons (Vooruit) et Adelheid Byttebier (Groen) estiment que la loi de celui qui crie le plus fort a encore frappé, au détriment des intérêts féminins. Les élues appellent à intégrer une approche genrée dans ce dossier".


Par contre les non-habitants Bruxelles, donc essentiellement les navetteurs sont pratiquement tous (93,8%) insatisfaits de la mobilité dans Bruxelles. C’est d’autant plus regrettable que de nombreux navetteurs contribuent à l’économie de la Région, et n’y trouvent pas les moyens et facilités auxquels ils devraient avoir droit en raison de leur contribution active à la vie de la RBC.


Près de 8 usagers motorisés des voiries de Bruxelles sur 10 déclarent ne pas avoir modifié leurs moyens de déplacement dans Bruxelles ces 6 derniers mois. Donc 2 sur 10 auraient changé. Ces changements sont relatifs : 7,15% déclarent avoir plus utilisé le vélo, tandis que 1,22% déclarent l’avoir moins utilisé. Pour la voiture 12,04% déclarent l’avoir moins souvent utilisé, tandis que 5,38% l’auraient plus utilisé. Donc une réduction relative en fréquence de 6,66% des usagers utilisant moins leur voiture.


79,8% des personnes ont été confrontées plus souvent (20,2%) ou beaucoup plus souvent (59,6%) qu’avant (ces 6 derniers mois) à des embouteillages dans Bruxelles. L’estimation du temps moyen perdu dans les embouteillages est de 28 minutes, pour chaque conducteur, en moyenne chaque jour.


73% (72,6) des usagers des voiries bruxelloises déclarent que les modifications dans la circulation, dont les boucles (quartiers apaisés), ont entraîné un accroissement de la distance parcourue pour leurs mêmes déplacements habituels. Pour 9,6% pas d’allongement.


Les allongements de temps de trajet peuvent sont de plus de 15 minutes dans près de 50% des cas, la moyenne étant d’environ 20 minutes. 20 minutes pour faire en moyenne 2,85km, cela signifierait une vitesse moyenne de 8,55km/h. Bruxelles Mobilité prétend pourtant que la baisse de la vitesse moyenne à Bruxelles est imputable au 30km/h généralisé! Mais ceci induit aussi 20 minutes de plus de moteurs tournants pour des dizaines de milliers, voire centaines de milliers (plus de 600.000 automobilistes quotidiens dans Bruxelles) d’automobilistes ralentis dans des embouteillages permanents. Il n’est pas étonnant que certains qualifient de « Bad move », un plan qui se targue d’être un « Good move ».


De nombreuses personnes renoncent à une activité dans Bruxelles en raison des difficultés de circulation. Ce sont surtout des renoncements concernant les commerces (62,5%) et restaurants (48,2% / 35%) qui sont impactés, puis certaines activités de loisir (47,6).

Et même dans la situation actuelle de crise, 5,5% des personnes renoncent à un emploi ce qui est loin d’être négligeable. 15% des personnes renonceraient à une visite médicale ou à des soins de santé, ce qui outre les problèmes de santé qui peuvent se poser pour elles, amènerait les professionnels de santé à reconsidérer leur implantation dans la Région.


Les conditions de réduction de la mobilité dans Bruxelles ont entraîné pour 54,3% des personnes un accroissement des dépenses pour un même déplacement (augmentation de la consommation de carburants, allongement des parcours, parkings, transports en commun plus chers que l’automobile, etc.).


Plus de 3 usagers motorisés sur 4 (77,5%) rencontrent des difficultés pour stationner dans Bruxelles. Plus de 3 usagers sur 4 de véhicule motorisé dans Bruxelles constatent une augmentation significative du coût du stationnement. Cette augmentation doit être mise en relation avec les autres paramètres de la mobilité des véhicules motorisés dans Bruxelles. Et c’est le contraire auquel on s’attend puisque les coûts des services augmentent alors que la qualité des services se dégrade. Les revenus du stationnement ne sont pas consacrés à l’amélioration de la mobilité, mais considérés comme une pénalité supplémentaire.


Près de 8 personnes sur 10 (78,2%) sont contre l’instauration d’’un jour sans voiture le dimanche. Peu de différences entre hommes (81,7%° et femmes (73,1%). On est loin des affirmations de Bruxelles-mobilité selon lesquelles les femmes seraient majoritairement favorables aux mesures prises et/ou envisagées par Bruxelles-mobilité pour diminuer l’usage de la voiture dans Bruxelles.


Une très grande majorité (79,9%, soit 8 sur 10) des personnes concernées estime que l’instauration de quartiers apaisés sans transit possible, donc avec une même entrée et sortie est une mauvaise chose. Seule une petite minorité de 13,5 % apprécie.


Le sentiment dominant est que le Service Public régional Bruxelles-mobilité est autoritaire (81,7%) et non-démocratique (82,2%).


La voiture est le moyen de transport favori, utilisé souvent ou le plus souvent dans Bruxelles (77,8%). Par une majorité de familles, de familles avec enfants, de personnes de plus de 50 ans et surtout par les PMR qui sont près de 400.000 à Bruxelles (30% de la population). Les transports en commun (bus, métro, tram) pour 24,7% des personnes mais seulement le plus souvent pour 5,6%. 9,8% utilisent le plus souvent le vélo mais ils vivement majoritairement « seuls » ou en couple sans enfants.


Plus de la moitié des personnes (52,4%) estiment qu’ils se déplacent pendant 45 minutes ou plus dans Bruxelles chaque jour et 30,7% une heure ou plus. La moyenne des temps de déplacement est de 48 minutes. Pour 7 usagers sur 10 les temps de déplacements dans Bruxelles ce sont allongés ces 6 derniers mois. Pour 2 personnes sur 10, ces temps sont restés les mêmes, tandis que pour 4,6% ils se seraient raccourcis.


3 personnes sur 4 utilisant un véhicule motorisé pour leurs déplacements dans Bruxelles déclarent ne pas pouvoir se passer de ce type de véhicule. 8,6% pourraient s’en passer. Une raison principale (53,2%) c’est le déplacement dans Bruxelles avec des charges (valises, sacs lourds, courses, etc.). Pour plus de 50% des personnes ( 40,5 % + 10,8 %) c’est l’état physique (handicap, âge, mobilité réduite, état de santé, …) qui serait la raison principale rendant indispensable l’usage d’un véhicule motorisé dans Bruxelles. Pour une personne sur trois (32,0%) les conditions climatiques sont un facteur important pour rendre indispensable l’usage de véhicule motorisé.


On constate aussi que pour plus de 2 ménages sur 3 (69,5%)l le poids des courses régulières dépasse les 5 kg et pour près d’un ménage sur 4 (23,6%) ce serait plus de 10kg. On imagine mal déplacer régulièrement de telles charges autrement qu’avec un véhicule motorisé. On constate ici aussi que plus le ménage comporte de personnes, plus le poids des courses régulières est important.


Il est à souligner que ces différents facteurs qui rendent indispensable l’usage d’un véhicule motorisé dans Bruxelles ne sont pas pris en compte par Bruxelles-Mobilité, qui feint de les ignorer, voire les dénie tout simplement. L’exemple d’avoir omis purement et simplement les PMR (au nombre de 400.000 dans Bruxelles) dans les questions l’enquête Good Move (visibles ci-dessous), illustre la forme de mépris que l’actuelle direction de Bruxelles-Mobilité porte aux personnes qui ne correspondent pas à leurs normes socio-démographiques.

Questions GMove
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Prendre en charge la mobilité dans Bruxelles c’est aussi tenir compte des différents facteurs qui interagissent avec elle et pas uniquement la sempiternelle argumentation climatique ou planétaire, qui a bon dos.


N'hésitez pas à télécharger le rapport complet ci-dessous!


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