Instauration d’une zone 30 généralisée à Bruxelles

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Nous estimons que cette mesure doit être supprimée, pour les raisons suivantes :


  • Pour être respectée, elle nécessite des contrôles encore plus nombreux qu’aujourd’hui et donc un important déploiement de radars, déjà trop implantés à notre sens.


  • Garder une vitesse aussi faible, avec une marge de dépassement tolérée de 3km/h (10%) demande au conducteur de regarder plus son compteur de vitesse que la route, ce qui nuit clairement à la sécurité. Invoquer cette mesure comme source d’une meilleure sécurité routière est un leurre. Rien ne prouve, en effet que le nombre de morts par accident en milieu urbain, soit directement lié à une vitesse plus élevée de 20km/h (50kmh vs 30km/h). Si un mort ou un blessé est bien entendu un mort ou un blessé de trop, de quoi parle-t-on exactement à Bruxelles (voir étude sur notre site www.mautodefense.org) ? Pour 2020, le chiffre des décès dans la circulation est de 20. En examinant les 20 cas, on s’aperçoit qu’une vitesse non-adaptée pourrait éventuellement être en cause (aucun radar n’était sur place pour en faire état…) A titre d’exemple, du côté de la STIB on a les chiffres suivants pour 2017 : deux personnes sont décédées sur le réseau de transport en surface de la société selon les derniers chiffres recensés. Au total, 89 accidents ont été répertoriés entre des piétons et des trams ou des bus de la STIB sur les 584 km cumulés de réseau en surface. On constate un accident tous les quatre jours avec un usager faible impliqué (et donc pas d’automobiles). Ce sont les bus qui sont le plus concernés par les incidents puisque cette année, il y en a eu 52 avec des piétons. Les trams ont atteint un chiffre de 37 au dernier comptage. La vitesse n’est donc ici pas en cause. Il est cependant pratiquement impossible d’obtenir des détails précis de ce type, sur l’ensemble de la région. L’insécurité routière causée par une vitesse de 50km/h a donc bon dos ! A titre de comparaison avec les 28 décès dans la circulation en 2017, en 2014, 342 décès par accident de la vie courante ont été enregistrés en RBC via les bulletins statistiques de décès, dont 143 résultent d’une chute accidentelle, 30 d’une intoxication accidentelle et 169 d’une autre cause. Chaque année, les décès par accidents de la vie courante représentent en moyenne environ 3,6 % de tous les décès de l’année (tout âge et toute cause), et 57,8 % des décès liés aux accidents. 28 décès contre 342 ! On voit qu’il y a sans doute plus à faire pour prévenir les accidents domestiques que de stigmatiser l’automobile en permanence ! Chaque année (en période hors Covid) 1 milliards de kilomètres sont parcourus en RBC. Le ratio KM/décès est donc particulièrement faible (même si toujours trop élevé !), et certainement moins important que ce que l’on essaye de nous faire croire…


  • Nous exigeons que les voies structurantes soient toutes placées à 50 ou à 70km/h, en concertation avec les communes (la plupart de ces voies dépendent de la RBC).


  • Le 30km/h devrait aussi être imposé aux transports en communs, (souvent en site propre désormais), diminuant d’’autant une vitesse commerciale déjà peu performante (un tram de 80 tonnes est plus difficile à arrêter qu’une voiture circulant à la même vitesse).


  • En cas de zone 30 généralisée, de nombreux aménagements de voieries devraient être réalisés (et ne parlons pas de l’installations de bornes de rechargement pour les véhicules électriques). Avec quels moyens, sachant que l’Etat, la RBC et les communes sont en déficit permanent ? Instaurer de nouvelles taxes n’est pas envisageable, le citoyen belge étant déjà l’un des plus taxés en Europe, voire dans le Monde !


  • Une zone 30 généralisée est une mesure de plus qui stigmatise les automobilistes et les motards, qui aux yeux des autorités sont la cause de tous les maux environnementaux. Toutefois, d’autres sources de pollution (chauffages, centrales électriques, usines, péniches…) ne sont pas prises en compte !


  • D’une manière générale, nous pensons que nos responsables politiques placent « la charrue avant les bœufs », car si leur objectif est à terme de supprimer la voiture en ville, il convient d’avoir une vision d’ensemble du problème. A savoir : pour mettre une telle mesure en place, il faut D’ABORD pouvoir bénéficier d’un réseau de transports en commun performant, de parking de dissuasion gratuits, de terminer le RER …AVANT d’empêcher les voitures d’entrer en ville. Ici, nous sommes exactement dans l’action inverse !

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