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L'échevin Dhondt de la ville de Bruxelles néglige les Bruxellois...





Voici le courrier reçu de l'un de nos membres, Monsieur Luc Louys:


- J’ai fait parvenir, le 9 juin 2022, au Bourgmestre de la ville de Bruxelles, Monsieur Close, un courrier relatif à la nouvelle politique de stationnement de la ville de Bruxelles (1er mai 2022).

En voici les passages essentiels :


« Monsieur le Bourgmestre,


Je désirerais vous faire part, par le présent courrier, de quelques commentaires concernant la nouvelle politique de stationnement de la Ville de Bruxelles. J’ai également un certain nombre de questions auxquelles j’apprécierais lire vos commentaires et réponses personnelles, pas celles de l’un ou l’autre de vos collaborateurs.


Je possède un appartement à l’Avenue Jean-Baptiste Depaire, à la limite des communes de Laeken et de Jette, entre l’Avenue Houba de Strooper, l’hôpital Brugmann et la Cité Modèle. Il s’agit d’un quartier purement résidentiel et non commerçant (à part l’Avenue Houba). Il n’y avait donc pas de nécessité à y introduire une rotation dans le stationnement, encore moins d’étendre la période de payement jusqu’à 21h, et ce, le samedi compris. Cette nouvelle disposition est une preuve, à mes yeux, qu’il ne s’agit que d’une mesure que je qualifierai de « pompe à fric ». Le problème ne me concerne pas directement puisque je possède une carte de stationnement à 10 EUR …, mais il impacte les membres de la famille et les amis qui viennent me rendre visite depuis les provinces de Liège et de Luxembourg et ne peuvent utiliser les transports en commun tant ils sont lents (entre 5 et 6h pour le trajet aller-retour) et peu nombreux dans certaines régions du pays. Ils sont donc obligés d’utiliser leur véhicule personnel.

Un autre problème est celui du stationnement dans les rues et avenues à cheval sur deux communes adjacentes. S’il est vrai que des accords ont été conclus entre ces communes pour permettre aux citoyens possédant une carte de riverain de stationner sur toute la longueur de ces routes carrossables sans devoir tenir compte des changements de communes, généralement non indiqués (il n’y a pas encore de guérites avec militaires en armes pour marquer les limites communales). Mais qu’en est-il pour les possesseurs de « cartes de stationnement visiteurs » ? Rien n’est clairement stipulé à ce sujet dans la multitude de documents produits par bruxelles.be/stationnement. D’autre part, même pour les riverains, a fortiori pour les visiteurs, il n’est pas simple de se rendre compte de diverses anomalies. Pour bien comprendre ce qui suit, je vous suggère de consulter une bonne carte de type « Google ». Ainsi, si effectivement, je peux placer mon véhicule en stationnement tout au long de l’avenue J.-B. Depaire, à la fois située sur la commune de Jette dans sa partie supérieure et sur celle de Laeken dans sa partie inférieure, je viens de me rendre compte que je ne le peux au square R. Allein, clos situé sur Jette, bien que son entrée-sortie donne uniquement sur l’avenue Depaire ! Il en va de même dans le cas de l’avenue Dekeyser (sur Jette uniquement) où le stationnement m’est interdit alors que les avenues Thiriar et Brachet qui lui sont parallèles me sont accessibles parce qu’à cheval sur les deux communes. Et je possède d’autres exemples en réserve ! Comment un visiteur non habitué aux subtilités bruxelloises peut-il se rendre compte de l’existence de ces situations ubuesques ?

Heureusement que le ridicule ne tue pas, ce que je finis par regretter amèrement ! Enfin, les listes des rues accessibles aux riverains ou visiteurs, munis de leur diverses cartes de stationnement, que ce soit à Laeken ou dans le quartier bruxellois de l’avenue Louise pour prendre un autre exemple, comportent des erreurs de numérotations des habitations, de code postal, ... Certaines rues sont reprises deux fois et la majorité d’entre elles le sont par ordre alphabétique des prénoms plutôt que par celui des noms de famille. Je ne connais pas, par cœur, les prénoms de Messieurs Thiriar ou Brachet !


J’apprécierais une réponse claire à mes interrogations, de votre part en tant que chef du Collège des Bourgmestre et Echevins de la ville de Bruxelles. Je n’attends pas de réponse provenant d’une quelconque autre personne. Vous êtes le chef de l’exécutif de ma ville dans laquelle je vis de plus en plus mal …


Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de ma considération »


- Le Bourgmestre n’a pas daigné me répondre lui-même comme je le lui demandais, mais son Cabinet a préféré me diriger vers l’Echevin en charge de la Mobilité, Monsieur Bart Dhondt, à qui j’ai envoyé un courrier en date du 14 juin 2022 :


« Monsieur l'Echevin,


Vous trouverez en fichier attaché un extrait du courrier électronique envoyé dernièrement à Monsieur Close, Bourgmestre. Ses services m'ont indiqué que vous pourriez répondre clairement à mes questions. J'espère donc avoir rapidement de vos nouvelles.


Bien à vous,

Votre administré,

Luc Louys. »


- Il a fallu près de deux mois (3 août 2022) pour que l’Echevin me fasse parvenir des réponses totalement insatisfaisantes à mes nombreuses remarques et questions :


« Monsieur Louys,


Avant tout, je tenais à vous remercier pour votre lettre et pour l’intérêt que vous portez à notre ville. J’ai lu avec toute mon attention votre courrier du 14 juin et je comprends vos inquiétudes et vos remarques auxquelles je vais essayer d’y répondre le plus précisément possible.

Dans un premier temps, je tiens à rappeler les motivations de ce nouveau plan de stationnement. Une meilleure gestion du stationnement est un bienfait pour tout le monde, surtout pour les personnes qui ont besoin d’une voiture pour se déplacer. Les places de stationnement sont toujours limitées en voirie donc nous cherchons à mieux les gérer afin d’offrir le plus de places aux automobilistes. La Ville de Bruxelles est confrontée à une forte pression sur l’espace public devant donner une place sécurisée aux piétons, cyclistes, ainsi qu’au transport public et puis les voitures. Cette pression est plus forte dans les quartiers plurifonctionnels (résidentiel, commercial, entreprises, etc...). Notre volonté est de trouver un équilibre entre les différents utilisateurs de l’espace public.

C’est la raison pour laquelle la Ville de Bruxelles a décidé de mieux organiser l’offre de stationnement en installant des zones payantes ou zones bleues qui limite le stationnement de longue durée pour les visiteurs et donc d'avoir une meilleure rotation et aussi plus de facilité de stationnement en trouvant une place plus facilement.

Je vais à présent vous apporter des éléments de réponses à vos nombreuses interrogations.

Concernant les tarifs et les horaires appliqués pour les visiteurs, ceux-ci sont également conformes à l’ordonnance régionale actuelle et en cohérence avec les communes avoisinantes, dans un souci de lisibilité et de cohérence.

En ce qui concerne les accords de réciprocité entre différentes communes, ceux-ci s’appliquent uniquement aux cartes riverains. Les visiteurs doivent obtenir un ticket de stationnement valide dans la zone où ils garent leur voiture.

Dans le cas où un citoyen estime que l’amende reçue n’est pas justifiée, celui-ci peut introduire une contestation via ce lien : https://www.bruxelles.be/formulaire-dintroduction-dune-contestation-stationnement

Enfin, je tenais à terminer mon propos en évoquant les préoccupations du collège et de nos concitoyens qui nous ont également motivé dans la mise en place de ce nouveau plan de stationnement. En effet, notre société est confrontée au défi climatique et ses énormes conséquences. Malheureusement, le secteur automobile contribue aux problèmes climatiques. Nous travaillons donc à construire un avenir pour les générations à venir dans lequel l’air sera plus sain et où les déplacements seront plus sécurisants. Avec notre réglementation, nous voulons nous assurer que les gens utilisent d'abord les alternatives et lorsque celles-ci ne sont pas disponibles, ils peuvent opter pour la voiture.

Je tiens encore à vous remercier de nous avoir fait parvenir votre ressenti et votre opinion.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur Louys, l’expression de ma considération,


Bart DHONDT

Echevin »



- J’ai envoyé le 16 août 2022 un nouveau courrier à B. Dhondt avec un fichier attaché de 5 pages ainsi que deux photographies permettant de comprendre une énigme que je lui demandais de bien vouloir résoudre.


En voici la substantifique moelle :


« Bruxelles, le 15 août 2022


Concerne : Réponse, du 3 août 2022, de B. Dhont à mon courrier du 14 juin 2022


Monsieur l’Échevin,


J’ai bien reçu votre réponse à mon courrier du 14 juin 2022 qui avait trait à la nouvelle politique de stationnement de la ville de Bruxelles.


Vos arguments, réponses à mes interrogations et questions, ne me satisfont en aucune manière. J’ai d’ailleurs l’impression de lire un argumentaire (arguments de vente d’un produit), pour ne pas dire un tract électoral.


Dans mon courrier du 14 juin, envoyé initialement à Monsieur Close, Bourgmestre, que je vous ai transmis sur les conseils de son Cabinet, j’indiquais ceci :

« Je possède un appartement à l’Avenue Jean-Baptiste Depaire, à la limite des communes de Laeken et de Jette, entre l’Avenue Houba de Strooper, l’hôpital Brugmann et la Cité Modèle. Il s’agit d’un quartier purement résidentiel et non commerçant (à part l’Avenue Houba). Il n’y avait donc pas de nécessité à y introduire une rotation dans le stationnement, encore moins d’étendre la période de payement jusqu’à 21h, et ce, le samedi compris. Cette nouvelle disposition est une preuve, à mes yeux, qu’il ne s’agit que d’une mesure que je qualifierai de « pompe à fric ». »

J’ajouterai que je n’ai jamais eu de problèmes de stationnement dans mon quartier, qui n’est pas plurifonctionnel (deuxième paragraphe de votre réponse : « Cette pression est plus forte dans les quartiers plurifonctionnels (résidentiel, commercial, entreprises, etc) »). Il était déjà largement en zone bleue (apposition obligatoire, de 9h à 18h, d’un disque de stationnement pour deux heures au maximum, ce qui limitait bien plus la durée du stationnement que le parking payant, en opposition à ce que vous affirmez dans le troisième paragraphe de votre courrier (« la Ville de Bruxelles a décidé de mieux organiser l’offre de stationnement en installant des zones payantes ou zones bleues qui limite le stationnement de longue durée pour les visiteurs. »). Le fait d’étendre la période de payement jusque 21h ne se justifie en aucune manière, même le long des artères commerçantes comme l’avenue Houba de Strooper, la très grande majorité des commerces fermant leurs portes entre 18h et 19h, si ce n’est bien évidemment pour « faire de l’argent ». Ce que je reproche à nos « autorités » politiques, tous bords confondus, est de ne pas oser dire ouvertement qu’il s’agit d’une taxe complémentaire sur le dos de l’automobiliste qui a pourtant depuis longtemps et largement contribué à remplir les caisses de l’État, des Régions et des Communes. Que ces mêmes « autorités » ne s’étonnent pas, dès lors, de l’intérêt décroissant de la population vis-à-vis de la « res publica », voire de la tendance de plus en plus grande de cette population à voter pour les partis populistes situés aux deux extrémités de l’échiquier politique…


Venons-en maintenant aux paragraphes six à neuf de votre missive.

Je notais dans ma lettre du 14 juin dernier :

« S’il est vrai que des accords ont été conclus entre ces communes pour permettre aux citoyens possédant une carte de riverain de stationner sur toute la longueur de ces routes carrossables sans devoir tenir compte des changements de communes, généralement non indiqués… Mais qu’en est-il pour les possesseurs de « cartes de stationnement visiteurs » ? Rien n’est clairement stipulé à ce sujet dans la multitude de documents produits par bruxelles.be/stationnement. D’autre part, même pour les riverains, a fortiori pour les visiteurs, il n’est pas simple de se rendre compte de diverses anomalies. »

Les accords de réciprocité entre différentes communes ne sont pas un cadeau de ces communes, mais une simple règle de bon sens, la commune de Laeken étant littéralement imbriquée dans celle de Jette et réciproquement. Comment, si même les citoyens de ces communes n’en connaissent pas les limites exactes, des visiteurs, venus généralement de province, pourraient-ils s’y retrouver, aucune limite n’étant clairement indiquée.

Je vais vous poser, à ce sujet, une énigme que je n’ai pas résolue moi-même. Vous trouverez en fichiers liés deux photographies de l’extrémité (dans le sens emprunté par les véhicules automobiles) de l’avenue Thiriar (juste avant d’arriver à l’avenue Rommelaere, sise sur Laeken et Jette). La première photo montre deux panneaux, le premier indiquant que le stationnement est payant, le second, moins de dix mètres plus loin, indiquant que la zone payante se termine. Sur quel territoire se situent ces panneaux ? Celui de Laeken ? Celui de Jette ? S’il s’agit de Laeken, le premier panneau est inutile puisqu’entre l’avenue Jean Palfyn (ou l’avenue J.-B. Depaire) et lui, la zone est payante sur Laeken. S’il se situe sur Jette, le piège est énorme, aucun horodateur jettois n’est visible depuis l’avenue Thiriar et la logique voudrait qu’un visiteur aille payer son stationnement à l’horodateur situé au coin formé par l’avenue Depaire et l’avenue Thiriar (seconde photo) ou utilise une carte de visiteur en contactant le 4411 par sms ou par l’application 4411. Mal lui en prendrait ! J’aimerais vous entendre à ce sujet.

Comme il existe d’autres situations étonnantes, je vous suggère de venir déguster, à votre meilleure convenance, chez moi, un excellent café (ou thé) et d’en discuter après avoir fait un tour pédestre du quartier, calme et sain, dans lequel je vis depuis 1973, et que vous semblez ne pas connaître.

Je n’ai également pas obtenu de réponse à cette partie de mon courrier :

« Ainsi, si effectivement, je peux placer mon véhicule en stationnement tout au long de l’avenue J.-B. Depaire, à la fois située sur la commune de Jette dans sa partie supérieure et sur celle de Laeken dans sa partie inférieure, je viens de me rendre compte que je ne le peux au square R. Allein, clos situé sur Jette, bien que son entrée-sortie donne uniquement sur l’avenue Depaire ! Il en va de même dans le cas de l’avenue Dekeyser (sur Jette uniquement) où le stationnement m’est interdit alors que les avenues Thiriar et Brachet qui lui sont parallèles me sont accessibles parce qu’à cheval sur les deux communes. Et je possède d’autres exemples en réserve ! Comment un visiteur non habitué aux subtilités bruxelloises peut-il se rendre compte de l’existence de ces situations ubuesques ? »

Pas de réponse non plus à ce paragraphe de mon courrier :

« Les listes des rues accessibles aux riverains ou visiteurs, munis de leur diverses cartes de stationnement, que ce soit à Laeken ou dans le quartier bruxellois de l’avenue Louise pour prendre un autre exemple, comportent des erreurs de numérotations des habitations, de code postal, ... Certaines rues sont reprises deux fois et la majorité d’entre elles le sont par ordre alphabétique des prénoms plutôt que par celui des noms de famille. Je ne connais pas, par cœur, les prénoms de Messieurs Thiriar ou Brachet ! »

Enfin, dernières remarques sur le point suivant, communiqué dans mon courrier du 14 juin :

« Je n’ai toujours pas réussi, malgré de nombreux contacts par courriers électroniques avec le sous-traitant du 4411 (via eloket !!) à obtenir les dix codes gratuits pour visiteurs ni les codes suivants, une fois de plus dénommés abusivement « cartes de stationnement visiteurs », puisqu’elles n’existent pas physiquement et qu’il faut payer pour les encoder soit par sms au 4411 soit sur l’application ad hoc par smartphone. Pourquoi ne pas avoir prévu la possibilité d’encodage direct aux horodateurs par un choix du mode d’enregistrement ou de payement ? Comment doivent opérer les visiteurs qui ne possèdent pas de carte bancaire ou de GSM, encore moins de smartphones qui seuls permettent d’utiliser l’application ? Beaucoup de personnes âgées ne sont pas en possession de tels moyens de communication ! Pourquoi empêcher les payements par monnaie sonnante et trébuchante ? »

Là aussi, aucune réponse de votre part (ou de vos services) !

Si je n’ai réussi, au cours du mois de mai, à obtenir les « cartes de stationnement visiteurs », cela ne provient aucunement de mon incompétence quant à l’utilisation « de vos services online » comme vous le laissez sous-entendre (« Même si la majorité de nos citoyens possède et maîtrise les outils nécessaires pour accéder à nos services online, je conçois que ce n’est pas le cas de tous »). J’ai fait de bonnes études scientifiques avant même votre naissance !

J’ai envoyé, en date du 10 mai, le courrier suivant à l’adresse https://support.441.io/hc :

« Quand je désire obtenir les 10 coupons « gratuits » après connexion, voici ce que je vois apparaître : « Votre adresse n'est pas admissible à la demande de coupons". Je ne comprends pas ! »

Voici la réponse envoyée le jour même, il est vrai :

« Bonjour Luc,

Malheureusement, le système rencontre quelques difficultés avec certains noms de rue. Quel est le nom de votre rue ? Nous sommes désolés pour la gêne occasionnée et nous nous efforçons de résoudre ces problèmes dès que possible.

Bien à vous,

4411 Helpdesk

www.4411.io

078/05.4411 »

D’où vient l’incapacité, si ce n’est celle des informaticiens du service 4411 ? Pas la mienne ! Car mes coordonnées complètes (en ce compris le nom de mon avenue !) leur avait été envoyées pour tenter de les obtenir.

J’ai finalement eu accès à ces « cartes ».



Preuves complémentaires de cette incompétence, lors de la réception des codes d’accès des « cartes de stationnement visiteurs », on peut lire, dans le document de Parking.brussels : « Certains abonnements GSM ne permettent pas d'envoyer à des numéros abrégés (comme le 4411). Vérifiez auprès de votre fournisseur d'accès. » De qui se moque-t-on ? Un visiteur devrait donc d’avance se renseigner auprès de son fournisseur. Où va-t-on ?

On peut aussi y lire : « Attention, nous vous prions de faire attention à la distinction entre la lettre O et le chiffre 0 (contenant un point en son centre) ». Que l’on n’utilise tout simplement pas le chiffre 0, mais une lettre en lieu et place ; cela multiplie par 26 le nombre de possibilités !!!

De plus, si je ne me trompe, leur numéro d’appel est un numéro payant !!

L’antépénultième paragraphe de votre réponse du 3 août dernier stipule que « notre société est confrontée au défi climatique et ses énormes conséquences. Malheureusement, le secteur automobile contribue aux problèmes climatiques. Nous travaillons donc à construire un avenir pour les générations à venir dans lequel l’air sera plus sain et où les déplacements seront plus sécurisants. Avec notre réglementation, nous voulons nous assurer que les gens utilisent d'abord les alternatives et lorsque celles-ci ne sont pas disponibles, ils peuvent opter pour la voiture. »

Tout d’abord, les « déplacements plus sécurisants » n’ont rien à voir avec les « problèmes climatiques ». Il est trop aisé de faire des amalgames.

Il serait temps de ne plus stigmatiser systématiquement l’automobiliste qui a fréquemment besoin de son véhicule, rien que pour se rendre sur son lieu de travail ou pour son travail. Au cours de ma longue carrière professionnelle de physicien, j’ai enseigné dans un établissement liégeois. J’ai pris le train de Bruxelles à Liège pendant dix ans (je ne pouvais déménager vers cette ville pour des raisons familiales), mais, les retards devenant tellement fréquents (je prenais un taxi depuis la gare des Guillemins jusqu’à cet établissement pour ne pas arriver en retard à mes cours !), j’ai donc décidé de faire les trajets en voiture, ce qui me faisait gagner 2h de voyage par jour de cours par rapport au voyage en train. Plus tard, comme expert externe puis inspecteur de la CFWB auprès des Écoles Européennes, j’ai bien été obligé d’utiliser la voiture pour me rendre dans ces écoles disséminées un peu partout en Europe de l’Ouest. Ne tentez pas, par exemple, de vous rendre en l’École Européenne de Mol pour 8h par les transports en commun. J’ai terminé définitivement ma carrière par un poste de direction à la Haute École Lucia de Brouckère qui gère deux sites, l’un au CERIA à Anderlecht, l’autre à Jodoigne. Devant être aux deux endroits au cours d’une même journée, il était quasi impossible d’effectuer le voyage autrement qu’en véhicule automobile.

J’ai rarement utilisé ma voiture par plaisir et, actuellement, je ne l’utilise que très rarement pour parcourir moins de 100 km, par souci écologique.

Les divers partis politiques qui sont au pouvoir actuellement ont, par ailleurs, un discours constamment ambigu en plaçant, dans bien des cas et au nom de la croissance, l’intérêt économique avant l’aspect écologique. Quels sont les partis qui oseraient s’attaquer directement aux transports routiers marchands comme les camions (dont de l’ordre d’un tiers roulent à vide), comme les navires qui tournent sur nos océans en spéculant sur les prix à venir de leurs cargaisons (pétrole notamment), comme les moyens de transports aériens pour effectuer des distances fréquemment inférieures à 1 000 km en Europe, comme … ? Aucun ! Je vous fais part d’une expérience personnelle : la Région bruxelloise, que vous gérez avec d’autres partis, vient de décider qu’il n’y aurait plus de tarif progressif pour l’eau de distribution à partir du 1er janvier 2022. Le physicien que je suis est très attentif à la quantité d’eau qu’il utilise par souci écologique (20 m³ /an au maximum et je me lave tous les jours !). Du fait de la disparition du tarif progressif, je suis pénalisé en tant que petit consommateur ; ma note annuelle sera augmentée de plus de 50%. Voilà comment sont remerciées les personnes attentives à la vraie écologie.

J’ai vécu au cours de ma jeunesse, dans les années 1960-1970, ce que beaucoup, encore de nos jours, considèrent comme « l’âge d’or du XXe siècle ». Et pourtant, nous n’avions pas d’oranges si ce n’est à l’époque de la Saint-Nicolas et des fêtes de fin d’année, pas de fraises si ce n’est entre mai et juillet. Nous ne faisions quasi pas de commerce avec la Chine. Je pourrais multiplier les exemples. J’avais pourtant l’impression que nous vivions au moins aussi bien que de nos jours, certainement pas plus mal. Les transports, par air ou par mer, étaient finalement très réduits. C’est à la mondialisation qu’il faut s’attaquer en premier et non au petit automobiliste qui doit certes faire des efforts comme tous les citoyens responsables.


Un dernier mot pour en revenir au début de cette lettre : l’écologie est une science et non une doctrine telle celle pratiquée par plusieurs partis politiques dont le vôtre, bien entendu. Le scientifique qui s’occupe d’écologie ne fait pas dans la propagande électorale.


Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur l’Echevin, l’expression de ma considération. »


- Le 17 août, un membre de votre Cabinet (qui ne signe pas son courrier) me fait savoir que l’Echevin répondrait ultérieurement. N’ayant toujours pas de réponse de sa part, je me suis permis d’envoyer en date du 12 décembre 2022, soit 4 mois plus tard, un rappel de mon courrier du 16 août. Suite à ma remarque concernant le manque de signature dans les courriers en provenance de son Cabinet, Monsieur Guesnerie signe cette fois sa réponse en me faisant savoir, le 15 décembre 2022, que l’Echevin était « occupé de travailler personnellement sur les réponses à mes différentes questions ».


- En date du 20 mars 2023, je n’ai toujours pas reçu de réponse à mon courrier initial du 16 août 2022 ni à mon rappel du 15 décembre 2022.

J’ai donc envoyé, le 20 mars 2023 à 12h56, un second rappel à B. Dhondt par l’intermédiaire de Monsieur Guesnerie. Le seul point nouveau est le suivant :


« Monsieur l’Echevin,


N’ayant toujours pas de réponse de votre part, je me suis permis d’envoyer en date du 12 décembre 2022, soit 4 mois plus tard, un rappel de mon courrier du 16 août. Suite à ma remarque concernant le manque de signature dans les courriers en provenance de votre Cabinet, Monsieur Guesnerie m’a fait savoir, le 15 décembre 2022, que vous étiez « occupé de travailler personnellement sur les réponses à mes différentes questions ».

Si vous désirez me répondre dans la langue de Joost van den Vondel, cela ne me dérange en aucune manière car, bien que francophone, je suis parfait bilingue, étant descendant d’une grand-mère de même origine que cet écrivain, poète et dramaturge.


Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur l’Echevin, l’expression de ma considération. »


Voici la réponse du Cabinet, le 20 mars à 15h56 :


« Bonjour Mr. Louys,

J’accuse bonne réception de votre mail et du fichier qui y est attaché que je vais transmettre auprès de Mr. Dhondt.

Je reviendrai vers vous dans le courant de la semaine avec des éléments de réponse complémentaires.

Seriez-vous éventuellement disposez à rencontrer Mr. Dhondt ? Cela permettra de faciliter les échanges.

Je vous remercie d’avance pour votre retour,

Bien à vous. »


J’ai répondu dès le 20 mars 2023 à 16:09 :


« Cher Monsieur,


Je suis tout disposé à rencontrer Monsieur Dhondt là où il le désire. Je me permets de vous rappeler que, dans mon courrier du mois d'août, je lui suggérais déjà de venir me rendre visite et d'effectuer une petite balade pédestre dans mon quartier. Je lui ai même proposé de prendre un café ou un thé dans mon modeste appartement.


Bonne soirée à vous. »


N’ayant plus de nouvelles de la part du Cabinet Dhondt, j’ai envoyé le courrier suivant, le 18 avril 2023 à 11h36 :


« À l'attention de Monsieur Guesnerie, membre du Cabinet de l'Echevin de la Mobilité, Monsieur B. Dhondt.


Cher Monsieur,


Le lundi 20 mars 2023, vous me promettiez de me fournir dans la semaine du 20 au 24 mars 2023 des éléments de réponse complémentaires, mais je suis comme Soeur Anne, je n'ai rien vu venir.

Vous me proposiez également une rencontre possible avec l'Échevin de la Mobilité de Bruxelles-Ville. Pas de nouvelle également.

Dans mon dernier courrier que vous me dites avoir transmis à Mr Dhondt, ce dont je ne doute, je faisais allusion à mes origines néerlandaises. J'ai fait mienne la devise du Gueux, Willem de Zwijger (Guillaume le Taciturne) : "Je maintiendrai". Je continuerai à tenter de contacter Mr Dhondt jusqu'à la fin de son mandat en 2024 s'il le faut. Je ne suis pas du genre à lâcher prise.

Je me permets de vous signaler que je ne serai pas disponible entre le 1er et le 15 mai 2023.


Bien à vous. »


- Depuis le 18 avril 2023 : silence radio de la part du Cabinet Dhont !


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