Chapitre mobilité de la Déclaration de Politique Régionale (DPR): un catalogue d'exigences qui reprend la politique du gouvernement précédent, malgré les promesses!
- Mauto Défense

- il y a 8 heures
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A la sortie des urnes, il semblait que les électeurs avaient été entendus: le MR porté au pouvoir suite à ses promesses d'une mobilité plus réaliste, et les écologistes désavoués pour avoir voulu imposer des règles dogmatiques aux Bruxellois qui bougent. A l'analyse, le cri "Good Move c'est fini" lancé par le président Georges-Louis Bouchez n'était finalement qu'une affirmation n'ayant jamais été (et qui ne sera jamais, en tout cas dans cette législature!) mise en application.
Il suffit pour s'en rendre compte, de lire le chapitre mobilité de la Déclaration de Politique Régionale que vous pourrez télécharger en version courte:
Ou la version complète via le lien https://be.brussels/fr/propos-de-la-region/structure-et-organisation/parlement-ministres/le-gouvernement-regional/accords-et-arretes
La DPR ne varie pratiquement pas par rapport à la politique de mobilité du précédent gouvernement, pilotée par la ministre Elke Van den Brandt.
En résumé:
On y remet en évidence le principe STOP: priorité absolue aux piétons et aux cyclistes, suivis par une offre de transports publics performante. Les véhicules individuels motorisés devront s'intégrer dans cette conception purement dogmatique de la mobilité, en faisant fi de la réalité du terrain et des besoins réels des Bruxellois.
On y parle beaucoup de sécurité routière, sans en définir les actions concrètes qui seront mise en oeuvre pour l'améliorer. On parle de la sensibilisation des publics cibles (assuétudes et alcool, vitesse, distraction au volant, etc.). On comprend donc une fois encore, que mis à part une politique de répression (et sans doute du placement de toujours plus de radars pour favoriser les rentrées financières...), on oublie toujours de parler de la prévention et la formation qui sont pourtant la base d'une conduite plus sûre.
Non seulement le développement de la LEZ suivra son cours, mais en plus on envisage d'instaurer une zone "Light and safe" (LISA), reposant sur une limitation progressive de la circulation des véhicules particuliers les plus lourds sur son territoire selon un calendrier à définir. Une mesure de plus prise contre les voitures, acr les voitures les plus lourdes sont celles à motorisation électrique!
On y reparle du "stationnement hors voirie", principe qui a montré son inefficacité, mais qui permet de supprimer toujours plus de places de parking en voirie.
Malgré l'opposition d'une immense majorité des Bruxellois, le gouvernement "travaillera à une seconde journée sans voiture". Le coût n'y est évidemment pas mentionné, mais on approche le million d'euros! Dans une région exangue, n'y a-t-il pas d'autres priorités?
On insiste sur le développement de l’usage du vélo pour l’ensemble des habitants et des infrastructures de qualité nécessaires à ce développement sera poursuivi en région bruxelloise avec une attention prioritaire pour la sécurité routière. L'ensemble des habitants ne sont pourtant pas prêts à se déplacer régulièrement à vélo. Que l'on se préoccuppe plutôt de veiller à ce que "tous les habitants" puissent se déplacer avec les moyens de son choix au moment de son choix.
Les blocs de béton ne disparaîteront qu'à condition d'être remplacés par d'autres dispositifs. Encore une promesse non tenue, ou à tout le moins détournée...
Les autres points essentiels sont à lire dans le document ci-dessous ou la version complète via le lien https://be.brussels/fr/propos-de-la-region/structure-et-organisation/parlement-ministres/le-gouvernement-regional/accords-et-arretes.



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