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Vous voulez (presque) tout savoir sur l'explosion du prix du diesel? C'est ici!


Quelques infos sur l'explosion du prix du Diesel ce 12 mars 2026


Voici comment se décompose le prix d’un litre de diesel à 2€ :

1. Taxes (≈ 55 à 60 %)

La plus grosse part.

  • Accise (taxe fixe sur le carburant) : ~0,60 €

  • TVA (21 % en Belgique) : ~0,35 €

Total taxes : ~0,95 €

Donc presque 1 € sur les 2 € va directement à l’État.

2. Prix du pétrole brut (≈ 25 à 30 %)

Le diesel vient du pétrole raffiné.

  • Coût du pétrole brut pour 1 litre de diesel : ~0,50 à 0,60 €

Ce prix dépend du marché mondial du pétrole (OPEP, géopolitique, etc.).

 ≈ 0,55 €

3. Raffinage (≈ 8 à 10 %)

Transformer le pétrole brut en diesel dans une raffinerie.

 ≈ 0,15 €

4. Transport + stockage (≈ 3 à 5 %)

Acheminer le carburant :

  • pipelines

  • camions-citernes

  • dépôts

 ≈ 0,07 €

5. Marge distributeur / station-service (≈ 2 à 4 %)

Ce que gagne la station.

 ≈ 0,05 €

Exemple résumé pour 2 € le litre

Élément

Prix approx

Taxes (accise + TVA)

0,95 €

Pétrole brut

0,55 €

Raffinage

0,15 €

Transport & stockage

0,07 €

Marge station

0,05 €

Total

2,00 €

Conclusion :

  • ≈ 50–60 % du prix = taxes

  • ≈ 25–30 % = pétrole brut

  • le reste = logistique + raffinage + marge

Ce que cela montre

 Pétrole bas (30 $)

  • le carburant est peu cher

  • les accises fixes dominent

  • les taxes peuvent représenter près de 80 % du prix

 Pétrole très cher (120 $)

  • la matière première devient la plus grande part

  • la proportion fiscale descend vers 50-55 %

Recettes totales d’accises carburant en Belgique

  • Les accises sur essence et diesel rapportent environ 5,9 à 6,2 milliards € par an au budget fédéral.

  • C’est une des plus grosses recettes fiscales liées à l’automobile.

Il existe un mécanisme dit du « cliquet inversé » ; Qu’est-ce que ça ?

Le cliquet inversé est un mécanisme fiscal utilisé par l’État pour stabiliser le prix des carburants quand les prix du pétrole montent fortement. Imagine un thermostat fiscal qui joue avec les taxes pour éviter que le prix à la pompe s’emballe trop.

Principe du cliquet inversé

Normalement, le prix d’un carburant comprend :

  • Le coût du pétrole et du raffinage

  • Les marges (transport, distributeur)

  • Les taxes (accises + TVA)

Quand le prix du pétrole augmente, le mécanisme du cliquet inversé réduit temporairement certaines taxes, surtout l’accise.

Résultat : la hausse pour l’automobiliste est moins forte.

Quand le prix du pétrole redescend ensuite, l’État réaugmente progressivement la taxe pour revenir au niveau normal.

Schéma simple

Sans cliquet inversé :

  • Pétrole ↑

  • Prix à la pompe ↑↑

Avec cliquet inversé :

  • Pétrole ↑

  • Taxe ↓

  • Prix à la pompe ↑ mais moins fortement

Puis quand le marché se calme :

  • Pétrole ↓


Exemple:

Situation

Pétrole

Taxe

Prix final

Situation normale

0,60 €

0,90 €

1,50 €

Pétrole augmente

0,90 €

0,60 €

1,50 €

Retour à la normale

0,60 €

0,90 €

1,50 €

Pourquoi on l’utilise

Objectifs principaux :

  • Limiter les chocs pour les ménages

  • Éviter une inflation trop forte

  • Garder une recette fiscale stable sur le long terme

Limite

Si les prix du pétrole restent très élevés longtemps, l’État perd des recettes fiscales.

Pourquoi le gouvernement ne l’applique-t-il pas aujourd’hui ?

Le gouvernement Arizona n’active pas le cliquet inversé parce que :

1.      Cela coûterait trop cher au budget.

2.      La coalition est divisée sur la mesure.

3.      Ils estiment que les prix ne justifient pas encore l’intervention.

4.      Certains veulent éviter d’encourager l’usage des carburants fossiles.

Mais lorsque l’on creuse un peu, on se rend compte que l’utilisation du cliquet inversé peut créer un paradoxe tel, que le prix à la pompe continue à grimper.

Le paradoxe du cliquet inversé ressemble à un petit tour de magie fiscal. Le mécanisme est censé protéger les consommateurs quand les prix montent, mais dans certaines situations… l’État gagne davantage d’argent quand les prix augmentent.

Décortiquons ce paradoxe.

1. La TVA grossit quand le prix du carburant monte

La TVA est un pourcentage du prix.

En Belgique : 21 %.

Donc si le prix du carburant augmente, la TVA augmente automatiquement.

Exemple simplifié :

Prix hors TVA

TVA (21 %)

Prix final

1,40 €

0,29 €

1,69 €

1,80 €

0,38 €

2,18 €

Même sans toucher aux taxes, l’État gagne plus de TVA quand le prix grimpe.

2. Le cliquet inversé baisse seulement une partie des taxes

Quand le cliquet inversé est activé :

  • On réduit les accises (taxe fixe)

  • Mais la TVA continue d’augmenter avec le prix.

Résultat possible :

  • L’accise baisse un peu

  • La TVA augmente beaucoup

Et le total fiscal ne baisse pas forcément autant que prévu.

3. Illustration simplifiée

Situation normale

  • Accise : 0,60 €

  • TVA : 0,30 €

Recette totale : 0,90 €

Prix du pétrole augmente

Le gouvernement active le cliquet inversé :

  • Accise réduite : 0,50 €

  • TVA augmente avec le prix : 0,45 €

Recette totale : 0,95 €

Paradoxe :Les taxes ont été “réduites”… mais l’État perçoit quand même plus d’argent.

4. Pourquoi ce paradoxe existe

Parce que les deux taxes fonctionnent différemment :

  • Accise → taxe fixe par litre

  • TVA → pourcentage du prix

Quand les prix montent fortement, la TVA peut compenser ou dépasser la baisse d’accise.

5. La conséquence politique

Cela crée un débat récurrent :

Certains disent que le cliquet inversé n’aide pas assez les consommateurs, car la TVA continue de gonfler.

D’autres répondent que sans ce mécanisme, la hausse à la pompe serait encore plus forte.

Conclusion :

En incluant:

  • Accises sur carburant

  • TVA sur carburant

  • Taxe de circulation

  • Taxe d’immatriculation

  • TVA sur voitures et entretien

  • Amendes routières

l’État belge perçoit environ 21,4 milliards € par an liés aux véhicules.

Cela correspond à environ 2 900 € de recettes fiscales par véhicule chaque année, un des niveaux les plus élevés d’Europe (environ 6 millions de véhicules sont immatriculés en Belgique)

Il nous semble donc que le gouvernement a le devoir moral de trouver les solutions permettant aux automobilistes de bénéficier d’un prix raisonnable à la pompe, car leur contribution en termes de recettes fiscales au budget de l’Etat, est l’une des plus importantes, tous secteurs confondus. On se demande d’ailleurs comment elle sera remplacée le jour où les moteurs thermiques seront interdits, et quand de facto les carburants fossiles ne seront plus disponibles ?

 

 

 
 
 

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