Résultats de recherche
227 résultats trouvés avec une recherche vide
- 100km/h sur autoroute? Le ministre Henry se pose encore une fois en sauveur wallon de la planète!
Face aux émissions mondiales de CO2, en demandant de limiter la vitesse à 100km/h sur autoroute, le ministre Henry se pose une nouvelle fois en sauveur wallon de la planète. En effet, le ministre de la Mobilité wallonne vient de remettre une note à son gouvernement , qui recommande la limitation de la vitesse à 100km/h sur autoroute, et à 30km/h dans les agglomérations régionales. Son argument principal : la limitation à 100km/h permettrait une diminution de 2% des émissions de CO2, « et 2%, ce n’est pas rien », déclare-t-il en conclusion ! Mauto Défense, plutôt qu’essayer de retrouver la trace d’une ébauche de calcul qui confirmerait ses dires, a préféré faire ses propres calculs. Ayons l’honnêteté de dire que certains des chiffres que nous avons produits ici, sont approximatifs, car ils émanent d’organismes qui ne peuvent que de donner des estimations. Personne, en effet, n’est capable aujourd’hui de fournir les chiffres d’émissions à effet de serre de manière totalement précise et vérifiable. Toutefois, cela ne change rien au résultat final de notre petite étude, qui est proche du zéro absolu… Démonstration : Prenons une base de 1.000 unités d émissions de CO2 sur la planète, dues à l’activité humaine (ou anthropiques). D’après le GIEC, le transport représente 14% de ce total, soit 140 unités. D’après le rapport CITEPA 2019 le transport routier représente 28% du transport total, soit 140 x 28% = 39,2 unités. Toujours d’après le même rapport l’automobile individuelle représente 53% du transport routier, soit 39,2 x 53% = 20,77 unités. On peut donc dire, si l’on se base sur ces chiffres que l’automobile individuelle représente 2, 077% des émissions de CO2 de la planète dues à l’activité humaine. Le CO2 représente environ 70% des émissions de gaz à effet de serre anthropiques, donc l’automobile mondiale représente 1,45% du total de la production des gaz à effet de serre. L’Union Européenne représente environ 9,7% de la production mondiale des gaz à effet de serre. L’automobile européenne produit donc 9,7% de 1,45% des émissions mondiales de gaz à effet de serre soit 0,14% des émissions globales anthropiques. Le nombre de voitures immatriculées dans l’union européenne, est d’environ 236 millions. Environ 5,9 millions de voitures sont immatriculées en Belgique soit 2,5% du total. Donc en finale, les automobiles immatriculées en Belgique représentent 2,5% de 0,14% des émissions anthropiques mondiales de gaz à effet de serre soit 0,035%. Le Ministre Henry prétend (d’où vient ce chiffre …mystère !) qu’une baisse de 20km/h sur les autoroutes, représente une économie de 2% sur les émissions de CO2 des automobiles en Belgique Donc si on le suit, l’économie en termes d’émissions de CO2 en Belgique, serait de 2% de 0,035% soit 0,0007´% . Mais lui parle uniquement des autoroutes Wallonnes. En 2010 (cela n’a pas dû changer beaucoup depuis), on avait 883km d’autoroutes en Flandre, 869km d’autoroutes en Wallonie et 11km d’autoroutes en région bruxelloise. Donc les autoroutes wallonnes représentent environ 49% du total belge. Si l’on prend 49% de 0,0007%, on arrive à un sauvetage de la planète à hauteur de 0,00034% ! Autant dire rien… Mais cela permet encore une fois à un écologiste bon teint, de se draper dans une posture verte du plus bel effet ! En causant malheureusement du tort à des millions d’automobilistes et de motards qui n’ont rien demandé…
- Passage pour piétons coloré: interpellation de l'Echevine de la mobilité d'Anderlecht.
Madame l'Echevine, La peinture multicolore qui agrémente le passage pour piéton de l'avenue d'Itterbeek (vandalisé récemment), nous interpelle. En effet, si vous vous référez aux règles d'aménagement d'un passage pour piétons en région wallonne (https://securotheque.wallonie.be/b-dimensionnement-horizontal/b-largeur-de-voiries-profil-en-travers/b-usagers/b-amenagements-pietons/regles-d-amenagement-d-un-passage-pour-pietons ) vous pouvez y lire ceci: Impact sur la sécurité de l’aménagement en cas de coloration des traversées piétonnes. Plusieurs communes ont déjà proposé la création de passages pour piétons colorés aux abords des écoles, en zone 30 ou en centre-ville. Au niveau règlementaire, rien n’interdit de peindre entre les bandes blanches. Cependant, les experts en sécurité routière se montrent très réservés sur ce type de marquage pour les raisons suivantes : Un manque de contraste entre les bandes blanches et la voirie colorée, alors qu’il est hautement recommandé de préserver ce contraste; Un choix de couleurs susceptible de compliquer le repérage pour une série de personnes ayant des problèmes de vue (daltonisme, déficience visuelle, …) et ce qu’il s’agisse d’un piéton ou d’un usager motorisé. Les associations défendant l’accessibilité du domaine public pour tous ne sont pas favorables à ce type d’aménagement car il déforce la lisibilité des traversées piétonnes pour les malvoyants et pour les chiens guides. Il ne facilite donc pas l’autonomie de tous dans le domaine public. Notre association, l'ASBL Mauto Défense (www.mautodefense.org), oeuvre pour la sécurité routière en dispensant entre autres des cours de coaching, mais aussi en réclamant une mise à jour de la signalisation routière, et ce dans tout le pays. Nous nous étonnons dès lors que des mandataires politiques décident d'un aménagement qui va clairement à l'encontre des règles élémentaires de sécurité émises par des experts. Nous vous demandons donc de bien vouloir faire le nécessaire pour que les piétons puissent traverser en toute sécurité dans votre commune, en respectant le contraste entre les bandes blanches et le bitume. Nous vous remercions d'avance pour votre réponse. Très cordialement Lucien Beckers Président ASBL Mauto Défense
- Good Move: le résultat d'une enquête légitime, ou une honteuse mystification?
Good Move : une enquête publique ? Non, une honteuse mystification ! Pour légitimer la métamorphose de Bruxelles dans le cadre du plan GOOD MOVE, Bruxelles-mobilité justifie ses choix en se fondant essentiellement sur les résultats d’une enquête publique menée entre le 17 juin et le 17 octobre 2019 Cette enquête, traduisant selon Bruxelles-Mobilité les souhaits de la population bruxelloise serait donc la justification ultime de toutes les décisions et changements dans les conditions de circulation et de mobilité que connait Bruxelles depuis plusieurs mois. Pour en avoir le cœur net sur la validité de cette enquête, nous avons fait appel des experts universitaires dans le domaine des sondages, et nous leur avons soumis le rapport d’enquête publié par Bruxelles-Mobilité. Il faut préciser ici que malgré nos demandes répétées à Bruxelles-Mobilité, jamais nous n’avons pu obtenir les données brutes de cette enquête. Bruxelles-Mobilité prétextant – à tort – le règlement général sur la protection des données (RGPD), officiellement appelé règlement UE 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données. En effet il suffit de faire disparaître de cette base de données toutes les informations permettant d’identifier une personne en particulier, si elles sont existantes, tel : nom ; adresse mail ; etc. pour que ce règlement ne s’applique plus. Cette enquête est une enquête publique obligatoire en application de l' ordonnance du 18 mars 2004 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement et de l'ordonnance du 26 juillet 2013 . Good Move n’est ni un sondage, ni même une enquête, et n’est pas représentative de la population bruxelloise. Contrairement à ce qu’on entend parfois dans la presse ou même au cabinet de la ministre de la mobilité, cette enquête – dans sa partie questionnaire – n’est pas un sondage. Stricto sensu, ce n’est même pas une enquête : « L'enquête est une méthode de recueil de données primaires à partir d'un questionnaire administré à un échantillon issu d'une population cible ». Ici pas de questionnaire administré à un échantillon de la population cible, mais un questionnaire mis en ligne sur un site, pour qui veut bien prendre l’initiative d’y répondre. Donc pas d’échantillonnage. Dès lors, il ne s’agit pas d’un sondage qui aurait exigé une sélection a priori par tirage au sort (choix aléatoire des répondants), ni d’un échantillon représentatif dans la population bruxelloise, échantillon qui aurait été contacté et ensuite interrogé. Or seul un vrai sondage aurait pu être représentatif de la population bruxelloise. Dans cette enquête publique il est fait appel à l’avis des citoyens qui peuvent s’exprimer sur le plan. La législation permettrait aussi consultation du projet par internet. Cela fut fait du aux dates précisées ci-dessus. Alors qui a répondu ? N’importe qui pouvait y répondre encore fallut-il qu’il soit au courant de l’enquête. Comme le montre plusieurs enquêtes sérieuses (dont celles de Mauto Défense), plus de 80% des bruxellois n’étaient pas au courant de cette enquête Good Move. Et ce ne sont pas les quelques avis officiels et formels mais « confidentiels » affichés par les communes qui mobilisent la population. La preuve. Une mobilisation de bouche à oreille à répondre dans des milieux partisans. Ce sont des milieux tels ceux des adeptes d’Ecolo et de Groen, ou du Gracq, où le téléphone et les boîtes mails ont surchauffé. De nombreux indices dans les résultats de « l’enquête » Good Move le montrent. Par exemple une sur-représentation très significative des personnes de 25 à 45 ans. Bizarre, non ? Une sous-représentation surprenante des citoyens de 55ans et plus. Une partie importante des Bruxellois a donc été négligée. Volontairement ? Le doute est permis. Une enquête superficielle et fragmentaire Cette enquête publique s’est déroulée du 17/06/2019 au 17/10/2019[1]. La partie de l’enquête publique destinée au grand public a recueilli les réponses à 8473 questionnaires, majoritairement complétés par des …citoyens, selon la ministre. Le questionnaire comportait 12 questions sans possibilité de commenter ses réponses. Dans ces 8473 questionnaires, 194 (2,3%) ont été complétés par des « entités » ou personnes morales. Une curiosité apparaît dans les résultats. Peu de critères socio-démographiques ont été récoltés (âge, langue, lieu de résidence, sexe - partiellement et sur le tard-), toutefois dans la distribution des âges, les personnes morales ont été comptabilisées. Comment peut-on déterminer l’âge d’une personne morale et le mettre sur le même pied que celui d’un citoyen ? Mystère ! Des questions troublantes. Chacune comporte généralement deux ou plusieurs propositions, contradictoires ou de désirabilités opposées. Une des propositions de la question est souvent à connotation positive, attirante, personnellement ou socialement désirable. Ne pas y adhérer pourrait être considéré comme un manque de civisme, de solidarité sociale ou même de l’égoïsme. Tandis que l’autre proposition, appartenant à un registre opposé, pourrait être indésirable ou contraignante dans la vie quotidienne du répondant. Alors, sur quoi porte l’accord si on le marque ? Socialement on hésite à être en désaccord à la proposition attirante si on n’est pas d’accord avec la proposition indésirable, mais marquer son désaccord à la question serait rejeter la proposition désirable et donner une mauvaise image de soi. Ce sont typiquement des questions jouant sur l’exploitation de biais cognitifs et conflits de valeur (Gremy, 1986). Pour avoir bonne conscience et montrer une bonne image de soi la balance jouerait en faveur d’une norme sociale à respecter. Même si au fond de soi on n’adhère pas à une des deux propositions. On voit bien que le commanditaire du questionnaire a manœuvré et joué sur la composante psychologique attirante dans ce conflit de désirabilité, misant sur le fait que les normes sociales et la partie attirante de la question pèseront plus que la partie négative. Cette dernière pourra même être négligée, gommée ou mal comprise lors de l’appréciation. Good Move : c’est aussi un plan anti-PMR Pire cette enquête ne concerne pas les 400.000 personnes PMR (Personnes à Mobilité Réduite) de Bruxelles. Aucune question dans l’enquête ne les concerne, aucun critère permettant de les identifier et prendre en compte leurs réponses. Les PMR : une plaie pour la ministre car pour eux, seule la voiture est la solution optimale pour se déplacer efficacement dans Bruxelles. Et les nouveaux aménagements vont augmenter drastiquement l’immobilité des PMR, ajouter des contraintes sévères à leurs handicaps, et les restreindre méchamment, comme tout citoyen y aurait droit, de se déplacer pour leur santé, leur travail, leur vie sociale et leurs loisirs. Une « enquête » partiale très clairement anti-voiture. Quand on se soucie impartialement de la mobilité à Bruxelles, on examine toutes ses facettes, pour tous les usagers et tous les moyens de déplacement. Rien que la mobilité automobile, et plus largement motorisée, et son amélioration dans cette enquête. Et pourtant. Examinons quelques statistiques : · Véhicules motorisés à Bruxelles : 637.188 (source IBSA 2020 - Institut bruxellois de Statistique et d'Analyse) · Véhicules automobiles : 583.571 voitures à Bruxelles (source STATBEL -, 2020 : en moyenne 1,07 voiture par ménage à Bruxelles – 545.394 ménages. ) auxquels il faut ajouter les 200.000 navetteurs. On note que la Ministre répète à l'envi, que seul un ménage bruxellois sur deux possède une voiture. On voit ce qu'en dit Statbel! · Parc matériel roulant (tram et bus) de la STIB : environ 1000 véhicules. · Bicyclettes à usage quotidien non récréatif : environ 10.000 Donc une bicyclette pour +/- 60 voitures. Ce qui rejoint l’expérience quotidienne des nombreux automobilistes immobilisés dans des embouteillages sans fin, qui longent des pistes cyclables peu fréquentées. La place dévolue à la bicyclette est-elle proportionnelle au nombre de cyclistes quotidiens ? La réponse est très claire. Non ! Une enquête concernant tous les moyens de déplacement ? Non ! Nos experts ont examiné attentivement les questions posées dans le questionnaire public Good Move. Aucune question ne porte sur la fluidité et l’amélioration de la circulation des véhicules motorisés. Aucune question ne concerne les plus de 600.000 automobilistes quotidiens de Bruxelles qui représentent et engendrent plus de 95% du PIB de la Région. Ce ne sont pas les cyclistes ou les vélos-cargos qui font vivre Bruxelles et en assurent la prospérité. Le preuve du plan anti-voiture se retrouve dans toutes les questions de l’enquête. · Q1. …..même si cela implique moins de place réservée en voirie pour le stationnement…. · Q2.Des quartiers apaisés où roulent moins de voitures….. · Q3. Moins de trafic de transit…. · Q4. Optimiser l’espace disponible sur les grands axes et mieux le répartir entre les différents modes de déplacement (ex : site propre transport public, piste cyclable, large trottoir, etc.) … · · Q8. …..même si leur aménagement implique une réduction de l’espace dévolu à la voiture…. · Q9. Contribuer à réduire le nombre de camions et de camionnettes en ville… · Q10……plutôt que de couvrir de plus longues distances avec un véhicule motorisé…. · Q11. Moins utiliser ma voiture personnelle…. Aucune question sur l’amélioration de la circulation des véhicules motorisés. Au contraire des propositions pour leur créer un maximum de problèmes. Plus anti-voiture que çà, on ne peut pas ! Ce plan, contrairement à ce que prétend la ministre de la mobilité, est donc clairement un plan anti-voiture puisqu’aucune question ne leur est favorable, et toutes leur sont défavorables. Si la ministre de la mobilité était aussi une ministre de la mobilité comme elle devrait l’être pour l’amélioration de la mobilité des voitures quotidiennes bruxelloises on trouverait une question formulée de la sorte : Améliorer la circulation automobile pour réduire les embouteillages et les accidents même si l’espace public doit être redessiné localement pour en fluidifier et sécuriser le trafic, je suis….. Rien de tout cela, bien sûr ! Ou encore : on aurait été intéressé par les réponses à la même question 1 formulée autrement : Supprimer des places de stationnement, mettre les rues à sens unique en supprimant une voie de circulation pour élargir les trottoirs, je suis…. Aurait-on eu le même score soviétique d’acquiescement de plus de 80% ? …Good Move, un plan partial… Le plan Good Move basé sur une « enquête » partiale et biaisée menée dans des milieux partisans ne concerne donc que la circulation des transports en commun, des bicyclettes et des piétons. Elle fait l’impasse sur la circulation automobile qu’à priori la ministre délaisse et même attaque. Ce n’est donc pas un plan sur la mobilité dans Bruxelles, puisque les principaux moyens de déplacement (dont les véhicules motorisés) sont combattus. C’est donc un plan partial, qui, au vu de tout ce qui précède, n’a clairement aucune légitimité vis-à-vis de la population bruxelloise. C'est donc une honteuse mystification dont se sert le gouvernement pour l'imposer de manière dictatoriale. [1] Monneaux, A. (2020) Rapport de synthèse des réactions de l’enquête publique relative au projet de plan régional de mobilité (good move). Bruxelles-Mobilité. 24p.
- Qui a peur de Mauto Défense?
Depuis 2018, Mauto Défense dénonce la politique anti-voitures et anti-motos mise en place par les coalitions issues des dernières élections, qu'elles soient fédérales, régionales ou communales. En effet, les urnes ont donné environ 20% des suffrages aux parti Ecolo-Groen, dans les différents niveaux de pouvoir, et le système électoral basé sur les coalitions majoritaires, les a amenés de facto aux responsabilités. Dans les négociations le nombre de postes à pourvoir, leurs élus se sont rués sur les postes gérant la mobilité... Car oui, on aurait pu penser que leurs priorités étaient ailleurs (Agriculture, énergie, aménagement du territoire, action sociale, etc.). Mais non, à quelques exceptions près leur atavisme anti-voiture les a inévitablement conduits à lutter contre tout ce qui roule, en utilisant un moteur thermique. Pourquoi? Sans doute parce qu'il est beaucoup plus facile de s'attaquer aux automobilistes et aux motards, qu'aux grandes multinationales productrices ou utilisatrices des énergies fossiles, des fabricants de plastiques ou de béton, aux navires ou aux avions, par exemple. Et ce combat a aussi le mérite pour eux, d'avoir de nombreuses retombées médiatiques en permanence. Car il se passe toujours quelque chose d'exploitable sur la route, pour renforcer leur image de "Don Quichotte de la polutión y de la securidad"! Plus ou moins d'accidents que l'année précédente, un fou furieux qui renverse de malheureux piètons, un record de vitesse sur une route limitée à 30km/h, un fabricant d'automobiles qui triche sur les normes d'émissions: la liste est sans fin, et est facilement exploitable, relayée copieusement par tous les médias... Dans ce contexte, Mauto Défense est une empêcheuse de tourner en rond, un caillou dans leurs sabots durables, et donc elle leur fait peur. Peur? Vraiment? Si on considère le nombre de fois où son représentant principal a été invité sur une radio ou sur un plateau de télévision pour débattre de la mobilité, et que le journaliste l'a décommandé en dernière minute, c'est évident. Pourquoi ce revirement? Tout simplement parce que le vis-à-vis de Mauto Défense, refusait d'échanger avec lui! L'exemple le plus frappant, c'est la Ministre Van Den Brandt qui prétexte une "mise en examen" de Lucien Beckers pour "menaces de mort" pour refuser de lui parler. De menaces, il n'y en a jamais eu, c'est évident, mais la stratégie est finement pensée... Ou alors on taxe Mauto Défense d'association extrêmiste, peu ouverte à la discussion. Mais en finale, c'est qui qui n'est pas ouvert à la discussion? C'est qui qui évite de devoir répondre aux arguments de l'ASBL? Et cela s'apparente fort à de la peur, celle de ne pas être à la hauteur pour défendre ses idées... Et le comble, c'est que la plupart du temps, c'est finalement Mauto Défense qui passe pour une associations refermée sur elle-même, sans formuler de propositions concrêtes, et qui refuse la confrontation avec ses contradicteurs! Que ces derniers soient au contraire persuadés que nous sommes ouverts à la discussion, et que nous avons aussi des idées pour développer la mobilité du XXIème siècle. Seulement, pour discuter, il faut au moins être deux...
- Mauto Défense va manifester pour exiger un moratoire sur le plan" Good Move"!
NON au concept du "Mort à l'auto, et débrouillez-vous"! Depuis des mois, même des années, Mauto Défense a été l’une des seules associations à dénoncer la folie anti-automobile et moto qui a touché les autorités belges et européennes. Ces dernières ont profité d’un concours de circonstances particulièrement favorables, qui les ont entraînées dans une surenchère qui atteint aujourd’hui son paroxysme ! Il n’est pas inutile de rappeler la genèse des événements qui ont conduit à la situation actuelle : · 2015 : l’EPA (agence américaine pour la protection de l’environnement) découvre que VW a faussé les calculs des normes d’émissions de Nox. Le scandale est énorme et les écologistes s’emparent du scandale pour discréditer de manière large la réputation des constructeurs automobiles, et en profiter pour inscrire l’automobile, les moteurs thermiques et le Diesel sur leur liste noire. Le lobbying « anti-bagnoles » pouvait donc démarrer sur des bases solides. · 1er janvier 2018 : début de la mise en place de la « Low Emission Zone » dans toute la région bruxelloise. De nombreux usagers sont désormais hors la loi à Bruxelles, doivent se séparer de leur véhicule, ou payer une amende de 350€. Les petites gens, les personnes âgées, les PMR deviennent des parias dans la capitale… · 2018 : élections en Belgique. Ecolo-Groen obtient à peine 20% des voix, mais entre dans la plupart des majorités grâce au système des coalitions. Les écologistes arrivent à prendre la main sur la mobilité au fédéral, en régions et dans les communes. Leur pouvoir est total, et l’opposition muselée… Un écolo (Baptiste Erkes) est nommé à la présidence du CA de la RTBF. Leur plan machiavélique peut démarrer. · 4 avril 2019 : le gouvernement bruxellois présente le plan « Good Move », et en approuve la première version. · Mi-juin à mi-octobre 2019 : une enquête confidentielle recueille l’avis d’un peu plus de 8.000 citoyens (et associations « vertes ») sur le plan. 51% des répondants se disent favorables à celui-ci (donc environ 5.800 « oui » pour 4.200 « non »). · Décembre 2019 : le premier cas de Covid-19 est détecté à Wuhan en Chine. · Début mars 2020: (timing parfait !), le gouvernement bruxellois décide la mise en œuvre de « Good Move », sans toutefois le faire voter par le Parlement ! · 17 mars 2020 : la Belgique touchée par la pandémie décide de la mise en place d’un confinement général. Pour les écologistes arrivés dans la plupart des majorités du pays, c’est une véritable aubaine ! Sous prétexte de limiter le risque sanitaire, on autorise les piétons à circuler sur les voiries et on trace frénétiquement 40km de pistes cyclables en empiétant sur les voies de circulation automobile, le tout sans aucun permis d’urbanisme, et bien souvent, sans prendre l’avis des services de secours. Mauto Défense introduit alors une action en référé en justice en septembre 2020, pour dénoncer ces agissements coupables. Son action est déboutée, non pas sur le fond, comme on essaye de le faire croire, mais parce que la juge estime que l’urgence du référé n’était plus établie. Nous avions pourtant raison, car c’est seulement 2 ans plus tard (2022), que le gouvernement bruxellois entame les formalités de régularisation des permis d’urbanisme… · 1er janvier 2021 : le 30km/h généralisé en région bruxelloise est désormais la norme. Le 50km/h exceptionnel, principalement sur les voiries régionales. Bruxelles-Mobilité en profite pour lancer les premiers « quartiers apaisés », dans lesquels, clairement, l’automobile n’est plus la bienvenue… · 1er janvier 2022 : ce sont cette fois les véhicules Diesels Euro 4 qui se voient interdire l’accès à la capitale de l’Europe. La colère gronde tellement que le gouvernement décide d’appliquer un moratoire sur cette mesure en retardant jusqu’au 1er juillet la verbalisation des voitures Euro 4. · 24 février 2022 : invasion de l’Ukraine par la Russie. Dès lors les prix des carburants explosent. Un élément de plus qui aide les autorités dans leur lutte contre l’automobile, puisque tous les médias prodiguent des conseils aux usagers pour rouler moins et moins vite. On met le ring à 100km/h et on parle d’imposer le 110 sur nos autoroutes ! Une aubaine pour les Verts… · Eté 2022 : les radars-tronçon sont désormais actifs en permanence, et les marges de tolérance - autres que techniques - sont supprimées. Un parquet spécifique, réservé aux amendes routières est mis en place par le ministre de l’Intérieur. La chasse aux conducteurs reste ouverte en permanence. · 16 août 2022 : le nouveau plan de mobilité est activé dans le Pentagone bruxellois. Des sens uniques, des « filtres de mobilité » (autrement dit : des bacs à fleurs) et des zones « conviviales » sont installés pour « éliminer le trafic de transit » (un animal dont personne n’a jamais entendu parler…). Des conducteurs en perdent les pédales, les riverains n’y comprennent plus rien. Il s’agit de créer des boucles, afin de ramener tout le trafic sur la Petite Ceinture, pourtant en travaux. C’est le chaos. Voici où nous en sommes aujourd’hui. Malgré les (gros) efforts de notre association, nous avons eu apparemment beaucoup de mal à conscientiser suffisamment les automobilistes sur la gravité de la situation, et sur ce que leur réserve l’avenir. Car plus de voitures thermiques (donc plus d’hybrides non plus), cela veut dire plus de déplacement privé autrement qu’en vélo, trottinette, à pied ou en transports en commun ! Evidemment il y aura la possibilité d’acquérir une voiture électrique. Mais à quel prix, avec quelle autonomie, avec quelles disponibilités de bornes de recharges ? De nombreuses inconnues, qui devront être éclaircies avant 2030. Et 2030, c’est demain ! Nous sommes prêts, nous aussi à améliorer la mobilité et aider à rendre la vie en ville aussi agréable que possible. Cela existe déjà ou est en cours dans d’autres grandes villes, comme Copenhague, Barcelone ou Berlin, qui sont régulièrement citées par nos élus comme exemple à suivre. Toutefois, la grande différence avec Bruxelles, c’est qu’ici, les responsables mettent la charrue avant les bœufs. En effet là-bas, on a d’abord mis en place des solutions alternatives de mobilité, avant d’entraver ou même de supprimer la circulation automobile. Les réseaux de métro, et plus généralement de transports en commun sont très développés, et les réseaux cyclables sont tracés en site propre, en dehors des voiries automobiles, ce qui les rends particulièrement performants et sécurisés. En Belgique, rien de tout cela ! Même là où des voiries cyclables pourraient être réalisées de manière autonome et indépendante, on préfère empiéter sur l’espace automobile en traçant des lignes blanches à la hâte, comme au Bois de La Cambre, ou chaussée de la Hulpe par exemple. On a aussi pu voir la réaction des habitants du quartier de Curreghem à Anderlecht, à qui on impose un plan de circulation démoniaque, et totalement irréaliste... A Paris, c’est un nouveau réseau métro/RER évitant le centre de la ville qui est en construction, et dont une grande partie sera déjà opérationnelle en 2024. On prévoit même déjà des navettes aériennes électriques entre la Défense et Charles De Gaulle ! Ici, le RER a déjà 30 ans de retard et le réseau de transports en commun est tout sauf efficace (métro embryonnaire, fréquences trop faibles en surface, pas ou peu de parkings de dissuasion, grèves récurrentes, etc…). Demander aux citoyens d’abandonner définitivement leur voiture aujourd’hui, est juste utopique… Le Ministre Henry (Mobilité wallonne) vient d’ailleurs de reconnaître que les alternatives à l’automobiles « sont en train d’être construites » (Sic), et donc de facto, n’existent pas, ou sont largement insuffisantes… C'est donc le concept du "Mort à l'auto, et débrouillez-vous"! Ces réflexions nous ont amenés à tenter une dernière fois d’organiser une manifestation d’envergure pour étaler aux yeux de tous, le mécontentement de l’immense majorité de nos concitoyens, face à cette fuite en avant en direction du « Mort à l’auto, et débrouillez-vous ! », sans que des solutions alternatives de mobilité performantes aient été mises en place. Il s’agit également d’exiger un moratoire sur le plan « Good Move », jusqu’à ce que cela soit réalisé. Et ne croyez pas que la messe est dite en ce qui concerne les moteurs thermiques : le Conseil de l’Union européenne, a ouvert, à la demande de l’Allemagne et de l’Italie, une porte, en adoptant une clause de revoyure en 2026. Le Conseil a demandé à la Commission européenne de réexaminer les objectifs en tenant compte des développements technologiques, y compris au regard des technologies hybrides rechargeables. Mais attention ! Cette fois-ci, il s’agira de quitter son écran d’ordinateur et être présent sur le terrain. Plus d’excuses de date, de météo ou de disponibilité, car pour nous, cela sera le rassemblement de la dernière chance… Toutes les informations sur cet événement vous seront dévoilées progressivement dans les jours et les semaines qui viennent. Nous espérons que ce message vous mobilisera, et que nous pourrons compter sur vous, et sur vos amis… Toute l’équipe de Mauto Défense.
- Plan de circulation "Pentagone" et "Good Move": comment se moquer des PMR!
Plusieurs posts sur Facebook évoquent la problématique et la consternation dans laquelle sont placés plus de 400.000 PMR de la Région Bruxelloise. Certains ricanent, d’autres rigolent quand on parle de 400.000 PMR, considérant ce nombre comme farfelu, et certains exigent des sources fiables qui le confirmeraient. Bruxelles-mobilité sur son site parle de « plus de 30% de la population de Bruxelles est PMR ». Mais est-ce une source fiable ? 30% de 1.250.000 çà fait…..375.000. Et plus de 30%, c’est proche de 400.000. Certains, toujours, pensent que PMR est une personne handicapée se déplaçant en fauteuil roulant. C’est ne pas savoir ce qu’on entend par PMR. Les termes "**personne en situation de handicap"** et** "personne à mobilité réduite"** ne sont pas synonymes : le terme PMR est plus large et englobe** toutes les personnes ayant des difficultés à se mouvoir dans un environnement inadapté**. On considère qu'une personne à mobilité réduite c'est : « *toute personne gênée dans ses déplacements et ses mouvements en raison de sa taille, de son état, de son âge, de son handicap permanent ou temporaire ainsi qu'en raison des appareils, instruments ou charges auxquels elle doit recourir ou avec lesquelles elle est accompagnée pour se déplacer. Ainsi à la fois, et par exemple, des personnes souffrant d’handicaps physiques, arthrose des membres inférieurs, paralysies, essoufflements, problèmes cardiaques et respiratoires, problèmes de taille, mais aussi devant transporter régulièrement des charges (valises, ordinateurs portables, sacs lourds, etc.), femme enceinte, personne devant emmener des enfants en bas âge avec elles, devant se déplacer avec appareils (chaise roulante, canne, béquilles, trotteur,….). On peut ainsi être une personne à mobilité réduite occasionnellement ou en permanence ». Et les commentaires ironiques traduisant, hélas, l’ignorance fautive de certains, vont bon train (sans jeu de mot) : les trams ont des plateformes pour handicapés, cela devrait suffire. Et puis il y a les chèques taxis, ils n’ont qu’à en profiter. Facile, yaka : 400.000 PMR qui font un déplacement par jour , cela fait combien de chèques et combien de taxis ? Mais ces chèques de 5 euros (sic !) ne sont valables que pour les déplacements de ceux qui satisfont aux critères : soit être handicapé (+9 points, soit +66%) + attestation d'incapacité à utiliser les transports en commun + revenu VIPO. soit avoir plus de 75 ans + attestation d'incapacité à utiliser les transports en commun + revenu VIPO. Cela représente combien de PMR parmi les 400.000 ? Un nombre ridicule qui bénéficiera d’un montant ridicule. Etre PMR c’est ne pas pouvoir se déplacer à trottinette, à bicyclette, à pieds (sur de moyennes distances ou même courtes), ne pas pouvoir rester debout longtemps à attendre le bus ou le tram. Et puis on se déplace pour le travail (de nombreux PMR travaillent, pour les courses (on ramène des sacs lourds), pour les loisirs, pour les visites familiales et bien entendu pour les soins de santé. Pour la grande majorité des PMR seule la voiture est le moyen indispensable pour se déplacer. L’enquête publique organisée par « Bruxelles-Mobilité » pour l’approbation du plan de mobilité « *Good Move* » n’a pas examiné la problématique des personnes à mobilité réduite (PMR). Aucune question de cette enquête publique ne les concerne explicitement. Aucun critère ne permet d’identifier leurs points de vue dans les réponses aux 12 questions ambigües et orientées de l’enquête. D'ailleurs ces questions placent en porte-à-faux la personne qui doit y répondre en lui soumettant dans la même question deux propositions antinomiques. Le texte du plan « *Good Move *» aborde ensuite la mobilité dans Bruxelles, évoquant parfois les PMR, qui se voient décerner des vœux pieux basés sur des représentations clichées. En effet elles sont fortement stéréotypées par rapport à ce que pourraient être leurs attentes. Bruxelles-Mobilité a donc fait l’impasse sur ces 400.000 personnes et sur leur retours d’expérience dans les problèmes de mobilité qu’elles rencontrent quotidiennement, se contentant de postuler sur des desideratas poncifs. Et le pire est arrivé : Bruxelles-mobilité les a « sur-handicapé » - donc a ajouté un handicap à leur handicap par les restrictions absurdes de la circulation automobile dans Bruxelles, restrictions non examinées démocratiquement (pas de participation démocratique aux décisions par un ensemble représentatif des différents usagers des voiries bruxelloises). L’enquête Good Move, soi-disant à la base de ces restrictions voulues et tant attendues par les bruxellois, ayant été menée confidentiellement en racolant par bouche à oreille les membres du Gracq et les verts (écolo et groen) et en faisant croire qu’elle reflétait les souhaits des bruxellois. Ces restrictions dignes de la circulation d’un bourg flandrien ne correspondent pas à la culture bruxelloise. On a plongé les vrais bruxellois de force dans une culture qui n’est pas la leur. Bruxelles-mobilité a handicapé de nombreux non-handicapés.
- Chaos annoncé à Bruxelles-ville à partir du 16 août!
Nous y sommes! Les verts avancent tant qu'ils le peuvent (avant les élections de 2024!), pour mettre en place leur plan "Good Move", le mal nommé... Schaerbeek a pris les devants, suivi récemment par Anderlecht à Curreghem. On a vu comment les habitants de ce quartier ont réagi "au bien que les autorités leur font, contre leur gré, pour les rendre plus heureux!". Le chaos est donc désormais annoncé dans le Pentagone. Même le bourgmestre Close, grand collaborateur de son premier échevin et échevin (groen) de la mobilité, a déclaré que, malgré la période de vacances, la chienlit serait au rendez-vous! Désormais, on ne pourra plus traverser Bruxelles-Ville de part en part. Il faudra la contourner, ou alors étudier Dédale en profondeur, et ensuite prendre une tente et des vivres, car rien ne dit que vous pourrez ressortir indemne des "quartiers apaisés" . En tout cas, prévenez votre famille avant de vous y lancer... La question est: jusqu'à quel moment, la population va continuer à avaler les couleuvres que les autorités leur présentent en permanence? Est-ce que le Bruxellois va continuer à se faire tondre comme un mouton, sans broncher? Mauto Défense recueille pourtant des centaines de messages d'habitants furieux de constater que l'on se fiche de leur avis, comme un poisson d'une pomme. Nous devons rassembler toutes les forces civiles et politiques qui estiment que ça suffit, et faire entendre leurs voix au plus haut niveau. Demandez-donc à vos amis de nous rejoindre, et d'ainsi, renforcer notre mouvement!
- Un bel exemple de manipulation orchestrée par le lobby ecologiste en France!
Il ya des mois que nous dénonçons la manipulation orchestrée par le lobby vert (puissant et très bien organisé!), qui consiste à utiliser des pseudos-sondages pour ensuite produire des résultats qui vont dans le sens de ce qu'il souhaite. A savoir, dans notre cas, asséner des chiffres démontrant in fine, que l'automobile est un mal qui doit disparaître... Depuis quelques temps, on voit passer des gros titres dans les médias de l'Hexagone, affirmant que "les Français sont favorables à l'abaissement de la vitesse à 110 km/h sur autoroute". Sauf qu'il s'agit d'une grossière manipulation sondagière orchestrée par le même lobby écologiste… …avec la bénédiction du gouvernement qui n'attend que ça pour dégainer son projet aberrant d'abaissement de la vitesse sur autoroute. La manipulation, la voici : * étape 1 : un lobby écologiste (Agir pour l'environnement) commande un sondage à l'institut Ifop sur "la réduction de la vitesse à 110 km/h sur autoroute". Cahier des charges : la réponse doit permettre d'interpréter les résultats comme un acquiescement à l'abaissement de la limitation à 110. * étape 2 : l'institut de sondage pose une question bien travaillée pour déboucher à coup sûr sur une majorité de "oui". Evidemment, ils se sont bien gardés de poser la vraie question : êtes-vous favorable à une baisse de la limitation de vitesse à 110 sur autoroute ? La question, la voici dans son intégralité : "Vous personnellement, seriez-vous prêt à réduire votre vitesse sur l'autoroute à 110 km/h, spécifiquement dans le but de réaliser des économies de carburant ?" Bien sûr que nous sommes tous prêts, ponctuellement, à baisser notre vitesse quand nous voulons "spécifiquement" faire attention au carburant. Tout comme nous baissons le chauffage ou éteignons la lumière à la maison. 29 % des participants ont répondu un oui franc : "oui, tout à fait". Et en ajoutant ceux qui sont plus indécis ("oui, plutôt"), on obtient 63 % de oui. Cela ne veut absolument pas dire les personnes interrogées sont favorables à un abaissement obligatoire de la vitesse à 110 km/h sur autoroute ! * étape 3 : la présentation fallacieuse des résultats. Le lobby écologiste et l'institut de sondage ont bombardé la presse de cette fausse info : "La réduction de 20 km/h sur autoroute est une des mesures qui permettrait de tendre vers cette sobriété et les Français y sont globalement favorables". Ca y est. Le cap est franchi. Ils parlent d'une "mesure", c'est-à-dire d'une décision politique. Et voilà comment on obtient, depuis une semaine, des journaux titrant sur "les Français majoritairement favorables à l'abaissement de la vitesse sur autoroute". De quoi ouvrir un boulevard à nos dirigeants qui essaient de nous imposer l'abaissement de la vitesse sur autoroute depuis des années ! (D'après La Ligue de Défense des Conducteurs). En Belgique, les résultats du sondage légitimant le plan "Good Move" (8.300 réponses), découlent du même procédé machiavélique... Vous voulez manifester votre réprobation à ce genre de manoeuvre et à la limitation à 110KM/h sur autoroute? Cliquez ici.
- Bruxelles Mobilité prétend que malgré le 30km/h généralisé, les temps de parcours sont invariables!
Communiqué de presse – 29-07-22 – 15:00 Mauto Défense conteste l’affirmation de Bruxelles Mobilité selon laquelle, les temps de parcours des usagers n’ont pas été impactés par le 30km/h généralisé dans la capitale ! Bruxelles Mobilité affirme dans un communiqué de presse envoyé à Belga, que la vitesse moyenne a baissé significativement à Bruxelles depuis l’instauration du 30 km/h généralisé dans la capitale belge. L’organisme précise que, par ailleurs, cette mesure « n’a pas eu d’impact « sensible » sur les temps de trajet des usagers ». L’ASBL conteste vigoureusement cette dernière affirmation ! Mauto Défense a en effet mis en ligne un « baromètre de la mobilité » qui, en quelques semaines a déjà recueilli plus de 1.000 réponses (https://www.survio.com/survey/d/B3E/BarMob1 ). Il est diffusé largement. Dans les résultats (provisoires), on constate les chiffres suivants : 83,8% des répondants estiment que depuis 6 mois, la mobilité s’est dégradée ou fortement dégradée à Bruxelles. 87,7´% estiment que la mobilité dans la capitale est insatisfaisante ou très insatisfaisante. Mais surtout, 73,2% des répondants estiment que le temps de leurs trajets journaliers s’est allongé, alors que seuls 19,5% pensent que ce temps n’a pas changé. Une fois de plus l’association qui défend les automobilistes et les motards constate que les affirmations de Bruxelles Mobilité sont peu crédibles, et basées sur on ne sait quels sondages ou enquêtes, dont on ne voit jamais les données sociologiques, les questions posées, les réponses et les marges d’erreur… Mauto Défense publie régulièrement sur son site Internet www.mautodefense.org, des enquêtes et leurs résultats (soumis au code de déontologie d’ICC/ESOMAR). Toutes les données de la méthodologie y sont détaillées. Ces travaux sont ensuite communiqués aux différents responsables politiques et aux médias.
- VIAS réagit-il à nos commentaires? Il publie un baromètre de la mobilté "express"!
Voici ce que l'on peut lire sur le site de VIAS aujourd'hui: "Ce tableau de bord interactif présente les données les plus récentes de la répartition modale des déplacements en Belgique. L'institut Vias publie trimestriellement un tableau de bord présentant les évolutions les plus récentes de la mobilité en Belgique. Le tableau de bord fournit des informations sur la répartition des modes de transport en Belgique. Ces informations sont basées sur une enquête en ligne qui, pour les six premiers mois de 2022 (de janvier à juin), porte sur un échantillon de 6.000 personnes. Les données sont comparées aux chiffres des six premiers mois des années précédentes. Sur base de leur âge, de leur sexe et de leur lieu de résidence, ces répondants constituent un échantillon représentatif de la population belge âgée de 18 ans et plus. Au cours de l'enquête, les répondants ont été interrogés sur les trajets effectués la veille. Plus précisément: quels moyens de transport ont-ils utilisé et combien de kilomètres ont-ils parcourus?" Nos commentaires: Un rapide examen : Ils ne présentent plus les chiffres comme dans les anciens baromètres, mais bien d'une manière plus que sommaire. Ils parlent de comparaisons semestrielles alors que le baromètre devrait être trimestriel! Et ils annoncent une mise à jour "trimestrielle", mais publient des chiffres de "janvier à juin", soit sur 6 mois! Les trimestres durent 6 mois chez VIAS? On peut lire dans l'enquête, que les répondants ont indiqué la manière dont ils ont voyagé la veille, et le nombre de kilomètres qu'ils ont parcourus. Surréaliste : les km parcourus....la veille. Que vaut l'échantillon d'un jour (on parle ici de 6.000 personnes, mais précédemment, l'échantillon était de 3.000 ou 5.000 personnes, selon les trimestres), pour extrapoler les déplacements de quelqu'un sur 6 mois? Et si la veille est un dimanche ou un samedi ? Ou si la question est posée pendant les vacances, alors que les habitudes de déplacement sont bousculées? Pourtant, VIAS n'hésite pas à communiquer via les médias subventionnés (qui relayent immédiatement l'information, comme à l'accoutumée, sauf celles de Mauto Défense!), pour annoncer que l'usage de la voiture a diminué et que celui des "mobilités douces" a lui augmenté! On veut bien les croire, mais alors sur base d'une évaluation opérée de manière crédible... Ce qui, clairement, ne nous semble pas être le cas. L'impression que cela nous donne : Cette publication est une réaction à notre post édité récemment sur notre site. La comparaison avec la manière sophistiquée dont ils publiaient les autres baromètres est édifiante! Notre post tombait donc à pic... et nous supposons que la publication d'aujourd'hui est une réponse à celui-ci. A chacun d'évaluer en son âme et conscience, la valeur des chiffres publiés...
- Une "enquête citoyenne" sur le bruit (1.289 réponses), largement médiatisée. Un hasard?
Les médias ont une objectivité sélective, concernant la publication des enquêtes publiques! Une enquête "citoyenne" (!) sur la perception du bruit en Wallonie, fait les gros titres du journal Le Soir de ce lundi 25 juillet. Elle a été initiée par IEW (Inter envirronnement Wallonie). Vous pouvez en lire les données sociologiques ci-dessous: Que peut-on tirer comme enseignements, non pas des résultats l'enquête elle-même (on vous laisse juges), mais bien de l'ampleur de sa mise en évidence dans les médias subventionnés? C'est en effet une des premières fois que nous avons accès aux données qui ont présidées à son exécution. Nous connaissons parfaitement désormais la technique d'organismes comme VIAS ou Bruxelles Mobilité, qui donnent en pâture aux médias, des chiffres qui , comme par hasard, vont toujours dans le sens de ce qu'ils souhaitent! Mais ils ne font jamais état de la manière dont l'enquête a été menée, et évitent de donner trop d'informations, qui, connues, décrédibiliseraient complètement leurs résultats. Reconnaissons que pour une fois, nous disposons de toutes les données sociologiques... Analysons les! Nombre/qualité des personnes "touchées" : nous comprenons que ce chiffre de 1.289 correspond au nombre de réponses obtenues. Ce chiffre peut-être suffisant si l'échantillonage reflète la composition moyenne de la population wallonne. Est-ce que la population wallonne est constituée de près de 85% de citoyens diplômés du supérieur (universitaire ou non)? Si on reprend les statistiques nationales, on constate que les chiffres donnent pour les différentes communes wallonnes, une moyenne de 32,8% (28% = moyenne belge). L'échantillonage nous semble donc peu valable, surtout que cette moyenne est fortement influencée par le chiffre du Brabant wallon (40,4%), province plutôt connue pour son niveau de vie élevé, et peuplée en majorité d'habitants de la classe moyenne-supérieure. Les 101 questions posées: sans doute sommes nous coupables de ne pas en connaître la teneur, car nous n'avons pas participé à l'enquête. Non pas que nous nous en soyons désintérressés, mais bien parce que nous n'en n'avions jamais entendu parler jusqu'à à ce jour! Quelle fut donc la publicité qui fut la sienne? Si on lit le document ci-dessus, voici la réponse: Réseaux sociaux mobilisés autour des enjeux environnementaux et sanitaires. Les mailing lists (quelle origine?). La promotion IEW (vers leurs membres, nous supposons...). Les médias (nous les consultons tous les jours, pourtant sans avoir jamais vu cette publicité...). Outre cela, on apprend que cette enquête a été "inspirée" par un sondage (?) réalisé par Bruxelles-environnement en 2017, sans plus de détails. Avouez que tout cela sent fort le manque d'impartialité... Bref, cette enquête semble avoir quelques lacunes. Pourtant, cela n'empêche pas les journalistes d'assurer largement la publicité de ses résultats! Alors, est-ce que les mêmes journalistes peuvent nous expliquer pourquoi ils ne se donnent pas la peine de publier la mise en place, puis les résultats des enquêtes réalisées par Mauto Défense? Petit rappel de leurs audiences: Mobilité des PMR: 474 réponses. Limitation généralisée à 30km/h: 17.862 réponses. Stationnement en région bruxelloise: 1.680 réponses. Sécurité routière: 956 réponses. Mobilité dans le bois de La Cambre : 2.769 réponses. Baromètre de la mobilité à Bruxelles (en cours): 900 réponses à ce jour. Bien sûr, lorsqu'une question parlementaire posée à la ministre de la mobilité bruxelloise fait état de ces résultats, elle a beau jeu de répondre que "ils ne sont pas représentatifs" de la population locale! Mais elle ne se gêne pas pour donner des chiffres sortis d'on ne sait où, ni comment ils ont été comptabilisés, du moment qu'ils vont dans son sens, et qui ne sont pas représentatifs de la population bruxelloise. Par exemple dans l’enquête Good Move un excès de répondants d’âge compris entre 25 et 45 ans, alors qu’il y a 400.000 personnes à mobilité réduite dans Bruxelles, et donc d'âges plus élevés, dont cette enquête ne se soucie pas. Mais les prendre en compte risquerait de compromettre gravement les résultats programmés avant l’enquête. Mauto Défense demande donc aux médias subventionnés de faire preuve de professionnalisme en faisant écho aux enquêtes qu'elle publie, et qui offrent une autre perspective à l'opinion des citoyens!















